Taureau vs Ours : le combat de la bourse

Les différentes places boursières mondiales ont suscité un intérêt particulier tout au long de cette année 2020. Du fait de la pandémie mondiale de Covid-19 et des impacts sur l’économie, de nombreuses places boursières ont affiché des chutes vertigineuses de leur valeur (-39,6% entre le 01.01.20 et le 16.03.20 pour le CAC 40) avant de connaître d’important rebonds (+54,6% entre le 17.03.20 et le 04.12.20). Cette année fourmille donc d’exemples de mouvements de marché à...
Julien Houssemand13 décembre 20204 min

Les différentes places boursières mondiales ont suscité un intérêt particulier tout au long de cette année 2020. Du fait de la pandémie mondiale de Covid-19 et des impacts sur l’économie, de nombreuses places boursières ont affiché des chutes vertigineuses de leur valeur (-39,6% entre le 01.01.20 et le 16.03.20 pour le CAC 40) avant de connaître d’important rebonds (+54,6% entre le 17.03.20 et le 04.12.20). Cette année fourmille donc d’exemples de mouvements de marché à la hausse comme à la baisse. Dans ce contexte, intéressons-nous à ce qui symbolise les tendances haussières et baissières des marchés actions.

 

Le taureau : à l’assaut des marchés

 

Le taureau est une représentation des marchés boursiers qui montent. Dans ce contexte on parlera alors de bull market. Ce choix est dû au fait que lorsque qu’un taureau charge une cible, l’attaque se fait du bas vers le haut.

Un marché boursier répond principalement à la loi de l’offre et de la demande. De ce fait, le marché est haussier quand il y a plus d’acheteurs que de vendeurs pour un titre donné. Mécaniquement, s’il y a plus de demandes que d’offres, le prix va augmenter puisque les acheteurs, pour se démarquer et obtenir le titre souhaité, seront prêt à payer plus cher. A l’inverse, lorsqu’il y a plus d’offres que de demandes et que les acheteurs n’achètent qu’à un prix plus faible (peu d’intérêt pour le titre, difficultés de la société, …) le cours de l’action sera tiré à la baisse.

 

L’ours : terreur de la bourse

 

A l’inverse, l’ours est la représentation des marchés qui chutent, des krachs boursiers mais aussi des corrections de marché en général. Ce choix provient du fait que lorsque cet animal attaque, il se dresse sur ses pattes arrière et tombe sur sa proie. Dans le cas de figure de marchés en baisse on parle donc de bear market.

L’ours caractérise ainsi les vendeurs à découvert (appelés « short sellers ») dont la stratégie est de parier sur la baisse des cours. Dans la pratique, cela consiste à réaliser une vente d’actions dite à découvert. Une telle opération revient à vendre une action que l’on ne détient pas. L’investisseur emprunte la quantité de titres souhaitée pour une durée déterminée puis il les vend instantanément en bourse à un autre investisseur au prix de marché. Lorsque la date d’échéance est arrivée, l’investisseur qui a emprunté les titres doit les racheter sur le marché boursier et les remettre à son prêteur. Le « short seller » gagnera de l’argent si le cours de l’action qu’il a racheté est plus faible que lorsqu’il l’avait vendu après avoir emprunté les titres. Pour plus d’explications sur ce procédé, je vous invite à consulter notre précédent article : Les ventes à découvert, dilemme en temps de crise.

Ces opérations sont généralement payantes en période de nouvelles négatives qui impactent les cours de bourse à la baisse comme lors de la crise des subprimes en 2007-2008, lors des attentats du 11 novembre ou encore lors de l’annonce de mauvais résultats.

 

Ours contre taureau : le combat à long terme

 

Sur le long terme, les marchés suivent une tendance haussière à long terme (le taureau gagne plus souvent que l’ours). En effet, les progrès technologiques, croissance économique et autres facteurs macro-économiques sont positifs sur le long terme car correspondent à un développement et amélioration de la société. Par exemple, depuis sa création en 1986, le CAC 40 (indice de référence en France) a gagné 8,5% par an en moyenne. Cependant, l’écart-type de l’indice entre 1986 et 2020 est conséquent : +62% la meilleure année contre -40% pour la plus mauvaise. Lorsque l’ours se réveille, les impacts peuvent être énormes. Néanmoins, ces fortes variations de cours à la hausse comme à la baisse sont lissés dans le temps et tendent vers une croissance continue.

 

Et vous ? Êtes-vous plutôt ours ou taureau ?

Julien HOUSSEMAND 

Source : LesEchos

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