Mon épargne pour le bien de la planète

La protection de l’environnement est un enjeu prenant chaque jour un peu plus d’ampleur, et ce, dans tous les secteurs politique, économique et social. Depuis plusieurs années, la sphère économique a développé divers services et prestations. Les banques, par exemple, ont prit le parti de « verdire » un maximum de transactions et d’opérations et d’en tourner le plus possible vers l’environnement. Dans ce sens, la Banque Populaire a innové en officialisant, le 15 septembre...
Julien Houssemand Julien Houssemand14 février 20215 min

La protection de l’environnement est un enjeu prenant chaque jour un peu plus d’ampleur, et ce, dans tous les secteurs politique, économique et social. Depuis plusieurs années, la sphère économique a développé divers services et prestations. Les banques, par exemple, ont prit le parti de « verdire » un maximum de transactions et d’opérations et d’en tourner le plus possible vers l’environnement. Dans ce sens, la Banque Populaire a innové en officialisant, le 15 septembre dernier, la création d’une Banque de Transition Ecologique (BTE).

 

La BTE : solution pour une épargne 100% verte ?  

 

La BTE est née de deux constats. Tout d’abord, la Banque Populaire Auvergne a constaté qu’aucun livret bancaire ne répondait aux attentes des clients désireux de verdir leurs économies. Ensuite, la banque auvergnate a constaté que de plus en plus de ses clients l’interrogeait sur la façon dont elle utilise et investit l’argent qui lui est confiée. Que ce soit en termes de transparence sur l’utilisation des fonds ou de projets financés, aucun livret ne coche l’intégralité des critères pour le volet environnemental. En effet, en France, seul l’utilisation des fonds déposés sur un livret A (à destination notamment des logements sociaux) est totalement transparente. Partant du besoin de palier à ces manques, la BTE se veut innovante et gage d’un service et d’un suivi de qualité. Cette entité est dédiée à la collecte de fonds qui seront destinée au financement de projets locaux engagés dans la transition énergétique.

Bien que la BTE ne constitue pas une banque à proprement parler, elle est une poche qui permettra à la Banque Populaire Auvergne d’identifier clairement les flux destinés à être investis dans des projets durables. Stratégiquement, cette innovation permet à la banque de se démarquer sur ce sujet et d’afficher une image plus responsable et d’une banque « à l’écoute de ses clients ». Entretenir une telle image pour une banque est d’autant plus important que la concurrence s’est intensifiée sur le secteur avec l’arrivée, ces dernières années, des banques en lignes. (pour plus d’informations, veuillez consulter ce précédent article : 2020 une année charnière pour les banques)

Enfin, la BTE a connu des débuts encourageants puisque fin 2020, l’épargne collectée par la BTE s’élevait déjà à plus de 67 millions d’euros, dont 56,6 millions d’euros auprès de particuliers.

 

Une volonté « verte » grandissante

 

Selon une étude menée par la Banque Populaire, 80% des sondés réfèrent d’un intérêt pour la transition énergétique, 55% d’entre eux expriment l’envie de participer au financement de cette transition par le biais de leur épargne mais à la condition d’un haut niveau de transparence et que les projets financés soient à l’échelle régionale, au plus près du cercle de vie du client. De tels financements pour des projets locaux permettent aux clients de constater et de profiter de cette transition et de maintenir leur confiance et leur envie de participer au financement de tels projets. De plus, 15% des intéressés disent faire spontanément confiance à leur banque ainsi qu’à l’utilisation faite de leur épargne. Enfin, l’enquête met en lumière un besoin fondamental pour les clients de pouvoir placer leur argent de manière sécurisée et liquide (avoir accès à tout moment à son épargne).

 

La multiplication des initiatives et innovations

 

Face à l’urgence de la situation environnementale et à la prise de conscience générale, de nombreux projets et innovations ont vu le jour ces dernières années. Par exemple, la banque Bunq a créé EasyGreen pour permettre à chacun de ses clients de devenir neutre en carbone à horizon 2 ans en s’engageant à planter un arbre tous les 100€ dépensés par ses clients. Goodvest, fintech française, propose, quant à elle, des contrats d’assurances vie investis dans des fonds éco-responsables, ou encore Onlyone, une néo-banque qui reverse 10% du montant des abonnements à une association tournée vers l’environnement et la transition énergétique et choisie par ses clients.

Les dernières années fourmillent d’initiatives économique « vertes » et l’enjeu environnemental fait désormais partie intégrante des stratégies de développement des entreprises. La politique « zéro-papier » ou encore la réduction d’envoie de mail sont autant de mesures adoptées par les entreprises modernes.

Et vous, quelles innovations aimeriez vous voir apparaître dans le domaine bancaire pour la protection de l’environnement ?

 

Julien Houssemand

Sources : LesEchos, sources personnelles

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