Les enjeux de l’Intelligence Artificielle…

Nous pourrions nous dire que l’IA n’est qu’une simple innovation, du même type que l’apparition de la voiture. Cela facilitera le quotidien des personnes, une nouvelle économie verra le jour et tout le monde, en particulier les pays développés pourront en bénéficier comme l’atteste le graphique ci-dessous.   Cependant, il faut savoir que l’IA, via les méthodes d’apprentissage du « machine learning » et du « deeplearning », a besoin de recevoir une importante quantité de données pour être...
Lucas Goislard8 décembre 20196 min

Nous pourrions nous dire que l’IA n’est qu’une simple innovation, du même type que l’apparition de la voiture. Cela facilitera le quotidien des personnes, une nouvelle économie verra le jour et tout le monde, en particulier les pays développés pourront en bénéficier comme l’atteste le graphique ci-dessous.

Fandas

 

Cependant, il faut savoir que l’IA, via les méthodes d’apprentissage du « machine learning » et du « deeplearning », a besoin de recevoir une importante quantité de données pour être efficace.

La guerre des données

 

La force d’une IA réside sur son apprentissage, qui est d’autant plus efficace que les données qu’on lui fournit sont importantes. C’est pourquoi les entités développant les IA en collectent un maximum auprès de leurs utilisateurs.

Bien que des lois existent sur la protection des données personnelles, aucune loi ne peut empêcher une entreprise d’utiliser celles dont elle dispose pour développer un nouveau produit. Il faut donc faire attention lorsque l’on stocke nos données sur le cloud ou lorsque l’on envoie des messages en utilisant les réseaux et même en faisant des recherches sur internet. Toutes nos données sont collectées, traitées, analysées et utilisées.

Dans cette situation, nous pouvons aisément nous dire que cela ne nous concerne pas, nous « petits citoyens modèles », et pourtant ces IA nous ciblent personnellement 24h/24. Il est possible de le constater lorsque l’on utilise internet et que des produits correspondants à nos recherchent affluent sur le côté des pages. Nous sommes victimes d’une publicité ciblée nous incitant à une consommation permanente. Une surconsommation dont nous nous passerions bien au regard du changement climatique.

Nous faisons face à une guerre des données et il faut savoir que le grand gagnant de la course à l’IA sera celui qui aura collecté le plus de données.

Dans cette mesure, il est peu étonnant de voir la Chine comme leader dans le domaine de l’IA. En effet, ce pays se donne le droit d’espionner chacun de ses citoyens et ce jusqu’au sein de leur foyer. Cet espionnage intensif est une atteinte à la liberté des personnes. Les dirigeants chinois ont établi une stratégie qui dépasse celle que nous, pays occidentaux, avons établie. Est-ce que la fin peut justifier les moyens ? Il est clair que les dirigeants chinois ont la réponse.

Il faut savoir qu’en Chine la population est notée par une IA en fonction de son comportement de tous les jours. Il est pour nous inconcevable de se dire qu’un citoyen mal noté ne peut pas prendre de train, ni même acheter une place de cinéma. Nous avons la chance dans nos pays occidentaux d’en voir les dérives pour les éviter.

Cependant, nous pouvons constater que les multinationales notamment américaines font tout pour être dans notre salon : assistant vocal, téléphone, ordinateur, etc. Nos données sont des mines d’or pour elles.

Nous pouvons prendre l’exemple du développement de l’IA pour la Google Car. Comment Google va permettre à l’IA de reconnaître un feu rouge, un passage piéton ? Il est simple de répondre à cette question, car nous en sommes la clé. En effet, quand Google nous demande lors des phases de vérification de mot de passe si nous sommes un robot, nous sommes dans l’obligation de cocher des cases faisant référence par exemple à un passage piéton, un feu rouge, etc. Il s’agit d’un excellent moyen de collecter de l’information sans que l’on s’en aperçoive. Nous montrons à l’IA à quoi ressemble un passage piéton, un feu rouge, nous sommes ses professeurs. D’autres techniques existent et Internet regorge de ce type de pratiques. C’est pourquoi il faut être vigilant et encadrer ce type de collectes de données.

 

Trop peu de réglementations ont vu le jour…

 

Aujourd’hui l’IA n’exécute que ce que l’être humain lui demande d’exécuter.

Dans un pays démocratique, cela semble peu dangereux et l’IA peut avoir d’excellentes vertues, telles que rechercher une personne disparue à partir d’une photo. Elle pourra aussi certainement prédire l’action de certaines personnes désirant faire un attentat, ou encore améliorer la vie de l’ensemble de la population à condition qu’elle soit entre de bonnes mains.

L’histoire nous a montré comme il est facile de changer une démocratie en une dictature. C’est pourquoi l’IA ne doit pas être détenue par une entreprise ni même par un pays. L’IA dépasse le bien personnel, le bien des entreprises et la souveraineté des États.

Le but étant d’éviter des dérives, des réglementations doivent voir le jour sans quoi nous pourrions créer une multitude d’IA qui seraient contrôlées par quelques élites qui décideraient alors pour le reste de l’humanité.

 

Quelles solutions ?

 

Au regard des gains financiers que cela va engendrer, les compagnies devraient avoir l’obligation d’en informer leurs utilisateurs. Si ceux-ci acceptent de mettre à disposition leurs données, cela devrait être contre une rémunération et ce au regard de la valeur de celles-ci. Se pose alors la question : Comment valoriser des données ?

Une institution mondiale devrait voir le jour pour créer des réglementations et les personnes travaillant pour cette organisation devraient être issues de différentes nationalités.

De plus, il serait certainement intéressant d’éduquer les IA comme un être humain, au travers par exemple, de règles de conduite et de codes à respecter comme les trois lois de la robotique du scientifique et écrivain Isaac Asimov.

Les règles qui s’établiront dans les prochaines décennies établiront probablement le futur de l’humanité.

Et vous qu’en pensez-vous, faites-vous partie des 61 % de français favorables à l’IA ? Et quelles seraient vos solutions ?

Comme dit précédemment, l’IA ne concerne pas les élites, mais bien l’ensemble des citoyens !

Lucas GOISLARD

Sources : Csa.eu, Statista

 

Laisser un commentaire

Champs obligatoires *