La City n’est plus la première Bourse Européenne

Désormais, La City n’est plus le plus grand centre de négociation d’actions en Europe. En effet, Londres a perdu sa place de première place boursière d’Europe au profit d’Amsterdam, une suite logique au Brexit : Les bourses de la capitale néerlandaise ont échangé 9,2 milliards d’euros par jour en janvier, contre 8,6 milliards d’euros à Londres, selon la bourse Cboe, qui opère dans les deux villes. En comparaison, la moyenne des échanges quotidiens à Londres...
Clément Martinez23 mai 20213 min

Désormais, La City n’est plus le plus grand centre de négociation d’actions en Europe. En effet, Londres a perdu sa place de première place boursière d’Europe au profit d’Amsterdam, une suite logique au Brexit :

Les bourses de la capitale néerlandaise ont échangé 9,2 milliards d’euros par jour en janvier, contre 8,6 milliards d’euros à Londres, selon la bourse Cboe, qui opère dans les deux villes.

En comparaison, la moyenne des échanges quotidiens à Londres s’élevait à 17,5 milliards d’euros en 2020, alors que Francfort arrivait en deuxième position avec 5,9 milliards d’euros et Amsterdam en sixième position avec 2,6 milliards d’euros, selon Cboe.

La City de Londres a longtemps mis en garde contre les conséquences de l’absence de dispositions adéquates pour le commerce des services, et notamment des finances, qui représentaient plus de 10% des recettes fiscales du Royaume-Uni avant Brexit.

L’Autorité européenne des marchés financiers (AEMF), l’organisme de surveillance des marchés financiers de l’UE, a déclaré jeudi que le transfert des échanges d’actions de Londres vers l’Union était permanent.

L’Union Européenne n’a montré aucun signe de renversement de sa position selon laquelle les actions libellées en euros doivent être négociées dans l’UE. La Grande-Bretagne a quitté le marché intérieur le 1er janvier.

L’écart pourrait toutefois se réduire, car les échanges d’actions suisses ont repris en Grande-Bretagne ce mois-ci. Il s’élève en moyenne à 250 millions d’euros et devrait atteindre plus d’un milliard d’euros par jour, soit le niveau atteint avant l’arrêt de la négociation des actions suisses à Londres en juin 2019.

Des données distinctes publiées jeudi ont montré comment les échanges de swaps de taux d’intérêt libellés en euros se sont déplacés de Londres, le plus grand centre de négociation de swaps au monde, vers des plateformes de l’UE et de New York depuis janvier.

Les plateformes d’Amsterdam et, dans une bien moindre mesure, de Paris, représentaient un quart du marché des swaps de taux d’intérêt en euros en janvier, contre seulement 10% en juillet dernier.

Sur la même période, la part de Londres est passée d’un peu moins de 40% à un peu plus de 10%, les plateformes américaines ayant doublé leurs volumes pour atteindre 20% du marché total des swaps en euros.

Clément MARTINEZ

Sources : Euractiv.fr, Courrier International

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