Ingrédients de la création de valeur

Créer de la valeur est au cœur de la stratégie des entreprises. Sans création de valeur, une entreprise ne peut perdurer indéfiniment puisqu’elle doit faire face à ses coûts tels que les loyers, les salaires et bien d’autres encore. Partant de ce principe, abordons de manière synthétique des pistes de réflexions quant aux différents ingrédients de la création de valeur.   Depuis le début de la mondialisation et l’accroissement exponentiel de la concurrence, les entreprises...
Julien Houssemand Julien Houssemand23 janvier 20213 min

Créer de la valeur est au cœur de la stratégie des entreprises. Sans création de valeur, une entreprise ne peut perdurer indéfiniment puisqu’elle doit faire face à ses coûts tels que les loyers, les salaires et bien d’autres encore. Partant de ce principe, abordons de manière synthétique des pistes de réflexions quant aux différents ingrédients de la création de valeur.

 

Depuis le début de la mondialisation et l’accroissement exponentiel de la concurrence, les entreprises cherchent par tous les moyens à se développer que ce soit pour optimiser et accroître son cœur de métier ou pour se diversifier. Pour se développer, trois possibilités s’offrent généralement aux entreprises :

  • Croissance organique (ou interne) : consiste à accroître son activité en interne par l’ouverture de nouveaux points de vente, la mise en place de nouveaux services, la vente de nouveaux produits, etc..
  • Croissance externe : consiste à étendre son activité par des effets de périmètre comme en faisant l’acquisition d’une autre société par exemple.
  • Partenariat : consiste à nouer des relations sans nécessairement de lien capitalistique entre deux ou plusieurs entreprises dans le but de partager des ressources, savoirs, clients, …

Ainsi, pour suivre le rythme imposé par l’ouverture des marchés nationaux sur le monde et d’une fervente concurrence, bon nombre d’entreprises ont recours à de la croissance externe afin de se développer plus vite. En effet, en acquérant une société déjà existante, l’acquéreur possédera directement les immeubles, points de vente, technologies, … et semble gagner un temps précieux. Cela est-il réellement le cas ?

Selon plusieurs études, réaliser un projet de croissance externe serait plus souvent destructeur que créateur de valeur. En effet il existe de nombreuses problématiques à ce type de projet comme les problèmes de cohésion et d’intégration de l’entité acquise, la difficulté à mettre en place les synergies de revenus et de développement anticipées ou encore la divergence de culture d’entreprise et de management. Il y a tout de même les synergies de coûts, plus simple à mettre en place, mais qui ne sont bien souvent pas suffisantes pour compenser le surcoût payer lors de l’acquisition et que l’on accepte de payer compte tenu de nos anticipations de croissance sur le nouveau groupe ainsi formé.

L’effet dit « multiple » (additionner les entités acquises) ne pèserait que pour 30% dans la création de valeur d’une entreprise tandis que l’ingrédient principal de la création de valeur serait l’effet dit « résultat », pour 60%. Cela signifie que la croissance interne, organique, permettrait une meilleure amélioration de ses résultats, et notamment du résultat d’exploitation.

Ce phénomène serait d’ailleurs décuplé dans le cadre d’un LBO (i.e. « Leverage Buy-Out », opération réalisée par un fonds d’investissement pour prendre part au capital d’une entreprise). Avec la présence d’un fonds d’investissement à son capital, une société peut bénéficier des conseils de gestion de la direction du fonds afin d’optimiser la rentabilité de son activité ainsi que son positionnement stratégique. En effet, un fonds cherche à dégager la rentabilité maximale de son investissement et le management de la société, à développer son activité. Les intérêts des deux parties se trouvent alors alignés et l’impact est donc plus efficient.

Julien HOUSSEMAND

Source : Capital Finance

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