L’Hydrogène, Quel avenir ?

La crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois se transforme peu à peu en crise économique majeure. Afin d’éviter un effondrement total de l’économie, les institutions ont décidé d’intervenir en injectant massivement des liquidités. Le but ? Protéger les entreprises vitales pour le bon fonctionnement de l’économie. En faisant, cela l’État s’assure qu’une majorité de la population puisse conserver son emploi. Une stratégie qui ne va pas permettre aux plus petites entreprises ou aux entreprises...
Avatar Lucas Goislard14 juin 20206 min

La crise sanitaire que nous connaissons depuis plusieurs mois se transforme peu à peu en crise économique majeure. Afin d’éviter un effondrement total de l’économie, les institutions ont décidé d’intervenir en injectant massivement des liquidités. Le but ? Protéger les entreprises vitales pour le bon fonctionnement de l’économie. En faisant, cela l’État s’assure qu’une majorité de la population puisse conserver son emploi. Une stratégie qui ne va pas permettre aux plus petites entreprises ou aux entreprises ayant une santé financière dégradée de faire faillite, et ce malgré les aides proposées.

Le gouvernement français a d’ores et déjà défini plusieurs plans de relance en majorité tournés vers l’écologie. Il s’agit d’une stratégie sur le long terme puisque le plan actuel est de relancer l’économie tout en la modernisant. L’objectif est clair, faire en sorte que les entreprises françaises puissent prendre plus de part de marché dans les années à venir notamment dans le secteur des énergies non polluantes.

Il nous est possible de constater que cette stratégie est en vogue pour bon nombre de gouvernements voisins tels que l’Allemagne et l’Italie. Le point intéressant est que la majorité de ces pays ne se tournent pas uniquement sur les batteries électriques, mais se tournent de plus en plus vers l’hydrogène.

 

Pourquoi se tourner vers l’hydrogène ?

 

Il faut savoir que contrairement aux batteries électriques, la production ne nécessite pas de terre rare telle que le lithium. Un point important puisqu’avec les batteries électriques nous sommes dépendant de pays tel que la Chine. L’hydrogène nous permettra donc de devenir indépendants face à ce type de pays. En effet, tout pays possédant de l’eau peut produire de l’hydrogène. L’hydrogène étant seulement un composant de l’eau comme l’oxygène, d’où la formule chimique H2O.

La Chine est actuellement le leader mondial dans la fabrication des batteries électriques et les pays européens tel que la France ont pris un retard considérable. Cela s’explique par ce qui a été dit précédemment : nous ne possédons pas la matière première. En développant la production d’hydrogène, nous pourrions plus aisément concurrencer ce type de pays. Le but ne serait donc pas d’essayer de rattraper notre retard, mais bien de produire ce que personne n’avait encore produit jusqu’ici.

Toutefois, l’hydrogène peut poser un certain nombre de contraintes qu’il ne faut pas négliger.

 

Quelles peuvent être ces contraintes ?

 

L’hydrogène est hautement instable, nous pouvons nous remémorer le tragique incident de Hindenburg en 1937. Cet incident mit fin au transport transatlantique par dirigeable ainsi qu’un coup d’arrêt à la production d’hydrogène, principal facteur en cause dans cette catastrophe.

Les constructeurs se doivent donc de construire un habitacle propre à l’hydrogène afin d’éviter ce type d’incident.

Un défi complexe, mais pas impossible puisque nous pouvons d’ores et déjà constater que des voitures à hydrogène existent. Nous pouvons également constater que les moteurs des fusées fonctionnement également à l’hydrogène. Safran, étant le principal constructeur, compte bien répondre à la demande client. Une demande grandissante puisqu’une nouvelle annonce a été faite concernant la production d’une flotte pour Air-France. L’objectif est d’avoir des avions « zéro émission de CO2 ». Un objectif qui semble pouvoir être atteint dès 2035.

Le secteur aérien est l’un des principaux secteurs concernés avec celui de l’automobile.

Le fait d’avoir une flotte avec « zéro émission de CO2 » permettra aux compagnies de répondre aux normes européennes qui visent à réduire ces émissions sous peine d’amendes. Une comparaison peut ainsi être faite avec différents secteurs tel que celui de l’automobile. De plus, les compagnies aériennes ne seront plus impactées par le cours du pétrole. Un point non négligeable surtout lorsque l’on regarde la variation de son cours sur les 10 dernières années.

Plusieurs autres secteurs pourront être concernés notamment le naval avec les navires de charges.

Une seconde contrainte concernant la fabrication de l’hydrogène pourrait également faire son apparition.

Comme expliqué dans un de nos précédents articles « Les voitures à hydrogène » 95% de l’hydrogène produit dans le monde est actuellement issu d’énergies fossiles. La fabrication de l’hydrogène demande énormément d’électricité. Cette électricité ne provenant pas d’énergie renouvelable, émet pour le moment du CO2. La transition énergétique étant en marche (panneau solaire, éolien, etc), ce pourcentage va diminuer, et ce d’année en année. Des perspectives d’amélioration du processus sont donc envisageables.

Le tout est de s’assurer que l’ensemble de la chaîne de production soit « éco-responsable ».

En France, la production d’électricité provient essentiellement du nucléaire, il n’y a donc que très peu d’émissions de CO2. Cependant, lorsque nous observons l’Allemagne, la production d’électricité est issue des centrales à charbon. Dans ce cas de figure, l’électricité provient d’énergies fossiles à fortes émissions de CO2. Il s’agit d’un non-sens qui se réduira sûrement dans le temps.

Tout dépendra donc de la politique interne des pays en question. Il serait donc intéressant d’avoir une politique européenne à ce sujet. L’environnement n’étant pas propre à un pays, mais mondial.

 Lucas GOISLARD

Sources : H2-mobile, Lesechos, Lesechos, Latribune, Francetvinfo

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