fandas.fr/BICLa société BIC est une entreprise historique Française ancrée sur le marché mondial grâce à des produits symboliques « efficaces au prix juste ». C’est un leader mondial dans chacun de ses domaines d’activités stratégiques. BIC n’a cessé de se développer en cherchant, depuis sa création en 1944, à diversifier ses activités en adoptant à la fois une forte culture d’innovation mais aussi d’acquisitions stratégiques.

Cependant, les différents marchés sur lesquels se repose BIC évoluent à une vitesse exponentielle tout comme la conjoncture globale. Ces facteurs augmentent l’exposition aux risques stratégiques, économiques, environnementaux, industriels et ceux relevant de l’image de marque.

Quid d’un changement ou d’un renouvellement imminent du business model originel pour BIC ?

Le groupe BIC possède un business model établi, mis en danger de toutes parts :

  • Le modèle du « jetable » en opposition avec la prise de conscience écologique.
  • La raréfaction des ressources dont est issu le plastique.
  • L’avènement des nouvelles technologies.

Le business model « JETABLE » 

Avec plus de 12 milliards de produits estampillés BIC vendus l’année dernière, le business model du « jetable », basée sur la production d’immenses volumes vendus à bas coûts, apparaît toujours viable. Néanmoins, le développement de la conscience écologique des populations va impacter les modèles de consommation actuels. D’autre part, cette préoccupation écologique atteint aussi les Etats. Elle est notamment, caractérisée aux différents niveaux légaux par la mise en place de nouvelles normes (ISO) et de lois. Par exemple, en France, suite à la loi interdisant les sacs plastique jetables de 2016, une loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte interdira la vente et la distribution des gobelets, verres et assiettes en plastique d’ici 2020.

Aujourd’hui, pour BIC, la solution se trouve dans l’innovation. En effet, 11% des ventes sont issues des nouveaux produits lancés en 2017. Le créneau d’innovation principal passerait donc par un développement de ses gammes ECO. L’investissement dans le département R&D représente 1,8% du chiffre d’affaires de la marque orange en 2017. Ce sera une des clés, associé à de potentielles acquisitions stratégiques, dans le renouvellement et la transformation de son business model. BIC lancera-t-il l’ère du « jetable biodégradable » ? Du stylo, du rasoir, du briquet, conservant leur caractère « d’usage unique », tout en étant bio-conçu et non nocif pour la planète ?

Le business model « PLASTIQUE » 

En 2017, BIC a consommé plus de 525 millions d’euros de matières premières et principalement du plastique issu du pétrole. Il est donc impossible de nier le fait que le développement de nouvelles régulations mondiales concernant les gaz à effet de serre et l’énergie n’impacte pas les opérations du groupe BIC.

Deux corrélations récentes peuvent servir d’arguments à cela :

  • Le cours du pétrole baissa en octobre 2018 pour plusieurs raisons conjoncturelles (augmentation de la production aux Etats-Unis et dans d’autres pays producteurs, embargo Iranien levé par les Etats-Unis). Dans le même temps, le cours de l’action BIC augmenta.
  • Suite au discours du président Français, Emmanuel Macron, de novembre 2017, concernant la mise en place de nouvelles régulations environnementales, on a pu observer, dans le même temps, l’action BIC baisser de manière significative.
A terme, la question de la disponibilité des ressources naturelles devra être prise en compte par la marque. Aujourd’hui, BIC a déjà mis en place un programme de développement durable (appelé politique « Health and Safety Environment »). Il a pour but d’améliorer son efficience énergétique et de promouvoir l’utilisation des énergies renouvelables. Cela étant, la principale réponse de BIC par rapport à cette problématique sera de poursuivre sa politique d’éco-conception en utilisant des matériaux alternatifs au plastique et de développer des produits rechargeables.

Le business model « TECHNOLOGIE » 

Ce dernier point soulève la question du renouvellement du business model et de l’appréhension de la transformation des mœurs sociétaux par BIC. En effet, dans une ère de plus en plus digitale, la diminution du chiffre d’affaires du domaine d’activité papeterie est plus qu’envisageable. Le groupe se devra, là aussi, d’innover et de présenter des solutions optimisées pour pouvoir continuer d’exister. En parallèle à cette problématique, BIC, fait face à une concentration et une rationalisation de la concurrence, de plus en plus féroce, sur tous ces domaines d’activités stratégiques.

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La seule résultante à ces problématiques est la transformation du business model général du groupe. Innovation, acquisition, diversification étaient et seront ses atouts pour parvenir à évoluer avec son temps. L’expérience du groupe dans les divers processus du changement, engagés au cours de son histoire, doit rassurer les investisseurs et ainsi, l’accompagner au mieux, dans ses différentes politiques de mutation.

 

Clément MARTINEZ. Tous droits réservés.


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